RECYCLAGE : COMMENT TIRER PROFIT DES DECHETS PLASTIQUES 

MADAME AICHA : MERE COURAGE QUI TRANSFORME DES DECHETS PLASTIQUES EN OBJETS DE « VALEUR »

C'est dimanche après-midi vers 14h, notre équipe de reportage s'est installée à la banlieue d’Elaioune , précisément à douar Boudour. Mission : Rencontrer des femmes qui fabriquent des objets à base de l'Alfa et des déchets plastiques qu’elles recyclent. Ces déchets sont ramassés de la petite décharge publique aménagée non loin de ce quartier, ou par des voisines qui les leur apportent.

Nous avons contacté madame Aïcha, une brave femme de 50 ans, veuve, 3 enfants. Elle nous a accueillis chaleureusement dans sa petite maison modeste et elle a répondu à toutes nos questions que nous lui ont posées avidement. Madame Aïcha nous a montré au début quelques objets qu’elle vient de fabriquer.des tbag, des couscoussières des décorations… Vraiment des œuvres d’art ! Puis, elle nous a expliqué le processus de la fabrication étape par étape.

Premièrement, ses enfants l’aident en ramassant les emballages de biscuits qu’ils trouvent par terre .Des voisines aussi lui laissent des emballages ou des sacs en plastique utilisés dans leurs ménages.

Pour acheter l’alfa, Madame Aïcha se rend au souk hebdomadaire. Cette plante désertique vient de la région de Matrouh, un petit patelin situé à 20 km d’El aioune. Aïcha met l’alfa dans l'eau plusieurs heures pour qu'elle devienne plus facile à gérer. « il faut la travailler comme on dit avec l'art et la manière » Après l'avoir trempé, Aïcha nous explique qu'il faut redresser cette plante par des frappes à l'aide de « Rzama », sorte de marteau en bois de forme cylindrique. Après cette phase, vient la partie primordiale du travail c'est le tissage avec « LICHEFA » (sorte d'aiguille), elle procède à la fabrication de ces objets en choisissant la couleur et la forme adéquate.

Nous avons constaté que cette brave femme travaille avec art. Des motifs variés décorent ses produits : des cœurs, des fleurs, des mains de Fatma.. Aïcha est vraiment une artiste !

Le produit fini, le jour du souk de bon matin, Aicha porte ses objets et les expose dans un rayon dédié à ce type de travaux traditionnels. Mais là réside

le problème. La commercialisation de son produit devient de plus en plus difficile car les gens n'ont pas intérêt à ses objets traditionnels. Les produits chinois bon marché remplacent ces choses authentiques dans nos ménages. Ce que nous avons essayé d'expliquer à cette brave femme, c'est que le travail qu'elle fait contribue à la protection de l'environnement. Comment ? Les déchets qu'elle ramasse sont valorisés et ne sont pas jetés dans la nature ce que fait cette femme et d'autres dans ce douar, mérite d'être récompensé.

Il faut les encourager par l'achat de ces objets « de valeur » Après cette visite, nous avons pensé à ces femmes pauvres qui travaillent dur pour gagner un peu d'argent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ces femmes qui luttent contre la pollution à leur manière, méritent d'être soutenues. Donc, nous avons décidé de les aider à avancer dans leurs travaux. Nous allons faire une exposition de leurs produits dans notre collège ; on invitera tout le monde à admirer et à acheter ses objets là.

Nous étions vraiment désolées de ne pas pouvoir faire plus, mais bon c'est le moins qu'on puisse faire.

REPORTAGE REALISE PAR : CLUB D’ENVIRONEMENT

COLLEGE ZERKTOUNI EL-aioune
– Seddiki Meryem
– Mimouni Mouna
– Chaimae Largo
– Bensiali Siham
– Tadmouti Imane
Fouzia Chaker
SOUS LA SUPERVISION DU PROFESSEUR : JEBBAR Mohammed

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